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Grossesse, accouchement, allaitement: avons-nous vraiment le choix?

Je me risque à aborder un sujet qui dérange, qui enflamme les conversations, un sujet qui touche à l’intime, à notre relation à notre corps, qui fait appel aux émotions, bref, à un sujet passionnant !

Pour ceux et celles qui ne l’ont pas encore lu, je vous invite à aller consulter ce billet de blogue « Ah, tu le portes encore dans ton ventre?« . C’est sa lecture qui m’incite à retrouver le chemin de mon blogue, délaissé depuis de (trop) longs mois.

In uteroTout comme l’allaitement a été pendant des millénaires la condition sine qua non pour nourrir son bébé, voire même son petit enfant, le porter dans notre utérus, à nous les femmes, est aujourd’hui encore, l’unique solution pour avoir un bébé. La même chose avec l’accouchement vaginal, la césarienne est très jeune dans l’histoire de l’humanité (mais, je ne souhaite pas parler de césarienne ici, j’en ai déjà parlé dans un précédent billet).

Aujourd’hui, j’entends très souvent dire « j’ai choisi de ne pas allaiter. » Parce que, oui, c’est vrai qu’aujourd’hui on a le choix d’allaiter ou non notre nouveau-né. Maintenant, si on demandait au bébé son avis, ou tout simplement si on désire offrir le meilleur à son bébé, l’option à choisir est, sans équivoque possible, l’allaitement maternel (je ne parle pas des cas où une maladie peut être transmise au bébé – VIH, par exemple ou encore des situations où la mère prend des médicaments non compatibles avec l’allaitement). L’allaitement est la suite logique de la grossesse et de l’accouchement, d’un point de vue physiologique/hormonal, le bébé humain est fait pour téter le lait de son espèce et le lait maternel est la meilleure alimentation qui existe pour nos bébés. Bon. Allaiter est donc bénéfique pour le bébé, mais aussi pour la mère. J’apprenais d’ailleurs dernièrement que l’allaitement protège de l’obésité (à la ménopause) la mère qui a allaité…. pas mal vendeur ça je trouve, peut-être même plus que « L’allaitement, c’est glamour. » Passons.

Qu’en est-il de la grossesse ? Aujourd’hui, quand je sonde mon entourage et les personnes croisées au hasard, toutes ou presque, me disent, « un utérus artificiel? bin voyons? »
Mais, c’est qu’on en est encore à la phase de recherche; donc, personne n’a commencé à vouloir nous vendre l’idée, à nous les femmes, que porter bébé ou non est un choix possible désormais (et, évidemment, que c’est pareil pour le foetus, franchement évidemment!). Lorsqu’il est sorti, j’ai acheté (et pas encore terminé) le livre « Le désenfantement du monde; utérus artificiel et effacement du corps maternel », de Sylvie Martin, desenfantementMondeparce que ce sujet me touche très très profondément… oui, aujourd’hui avec les fécondations in vitro et les naissances de grands prématurés, il ne reste « que » quelques mois durant lesquels un foetus est encore obligatoirement dans un utérus maternel. Je suis tellement triste que l’on réduise la participation des femmes dans le processus de la grossesse à leur utérus. Porter un enfant, pour celles qui ont vécu une grossesse, et bien plus qu’avoir un utérus qui « marche ». Tout ce que vit la mère lorsqu’elle porte son enfant est vécu, partagé, transmis au foetus par l’intermédiaire des hormones, des paroles, et de tout ce qui fait ce qu’est la vie !

Je suis heureuse que les FIV existent pour les couples qui désirent avoir un enfant et ne peuvent pas en avoir naturellement et je suis heureuse pour les grands prématurés qu’ils puissent vivre (quand ils s’en sortent sans de trop multiples handicaps). Là n’est pas la question.
Ce que je questionne est notre société de consommation, celle qui nous fait croire que tout est possible et que ce qu’elle nous propose va nous rendre heureux, encore plus heureux, encore plus plus heureux.

Je sais que certaines femmes ont détesté porter leur bébé, ont détesté l’idée même d’allaiter ou ont essayé et finalement opté pour les préparations commerciales. Je ne veux pas me les mettre à dos. Une chose dont je suis intimement persuadée et que notre histoire à chacune, notre vécu et la relation que nous avons à notre féminité et notre corps a un impact direct sur nos réactions face à la grossesse, l’accouchement et l’allaitement. Travailler sur ces blessures, ces deuils, etc. est un cadeau à nous offrir et à offrir à nos bébés, à nos enfants.

Je veux juste exprimer mon désarroi: on nous vend du rêve, de la perfection, on nous offre « le meilleur pour nos enfants à bas prix » (vêtements, activités d’éveil, conseils, jouets, formations, etc.), mais tout ce que la nature a prévu, peaufiné pendant des milliers d’années, choisi avec amour et logique pour que notre espèce puisse évoluer… tout ceci est complètement mis au placard, nié ou copié soit-disant en mieux. C’est là que l’on passe à côté du, bien souvent, meilleur choix pour nous et nos enfants sur le long terme.

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Masser son bébé, ah oui?

On entend de plus en plus parler du massage pour bébé, et c’est tant mieux!

Je me prépare à suivre une formation pour être instructeur en massage pour bébé en juin 2013.. j’ai très hâte !!

Enceinte, j’ai lu le livre de Vimala Mc Clure « Le massage des bébés », la bible du massage pour bébé à mon sens. J’ai tellement aimé ce livre que j’ai suivi un atelier par un instructeur certifié AIMB pour apprendre à masser ma fille. J’ai ainsi pu prendre confiance en mes capacités de masseuse de bébé et, elle, a  pu profiter d’une maman moins stressée à l’idée de ne pas faire quelque chose de « pas correct ». 😉

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Cela étant dit, c’est l’approche de Vimala (et de l’Association Internationale de Massage pour Bébé dont elle est à l’origine) qui m’a touchée.

Parce qu’on peut masser son bébé et…masser son bébé.

Je m’explique:

La philosophie de l’AIMB dépasse la simple méthode, c’est une approche beaucoup plus large qui englobe l’écoute du bébé, la disponibilité du parent, la particularité de chaque situation… L’AIMB pousse les parents à se faire confiance et les conforte dans l’intuition qu’ils peuvent avoir de leur enfant, à savoir: mon bébé préfère être massé à tel ou tel moment, en ce moment, il préfère les massages du dos, etc. Tout en donnant des conseils, cette approche explique que c’est le couple bébé-parent qui, parce qu’il est unique, sait ce qui est le mieux pour lui. Le livre donne donc les mouvements techniques à faire pour masser telle et telle partie du corps du bébé, il donne aussi les techniques de massage en cas de coliques, mais il aborde la relation du toucher dans son ensemble, et, cela me semble tout aussi intéressant et important que l’aspect technique pur et simple.

Différents cas de figure sont également présentés dans cet ouvrage qui met l’emphase, à raison, sur le peau-à-peau: les enfants nés prématurément, les enfants qui ont une maladie, etc.

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Masser son bébé, c’est donner encore plus de chances au lien d’attachement de se sceller dans des conditions idéales, c’est apprendre à se réserver des moments privilégiés avec un deuxième ou troisième enfant quand la vie quotidienne de la famille prend beaucoup de place et laisse peu de temps à des moments à deux avec bébé.

Masser son bébé, c’est aussi avoir un terrain de confiance et la possibilité, quand bébé est devenu grand, de se retrouver autour du massage et de délier les langues, discuter de choses importantes l’air de rien…

Bref, le massage a de nombreux bénéfices pour toute la famille, alors, n’hésitez pas et explorez !