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Masser son bébé, plus qu’une technique

Je reviens de 4 jours passés à Montréal, au centre La Source en Soi, où j’ai participé à une formation pour devenir instructrice certifiée en massage pour bébé de l’IAIM (International Association of Infant Massage). Mon processus de formation est en cours et mon stage pratique début sous peu, à Ste-Agathe.

Ce cours vidéo explique rapidement les bienfaits du massage pour les bébés.

Même si j’avais suivi le cours en tant que maman, cette formation m’a nourrie, m’a ouvert les yeux et m’a outillée. Ces outils, ces prises de conscience, elles ont d’abord touché la mère en moi avant l’instructrice. Comme j’en avais parlé plus tôt dans un billet,  l’IAIM ne forme pas seulement à une technique de massage, mais bien à accueillir la dyade  parent-bébé, à favoriser l’établissement d’un lien d’attachement fort et unique entre eux et de montrer au parent combien il est compétent et la meilleure personne au monde pour prendre soin de son petit.

Dans notre monde où l’on sait tout sur tout (mais où personne ne sait plus rien s’il n’a pas fait une formation, un doctorat, etc. sur n’importe quel sujet qui soit, et qui va se tourner vers les experts), s’il y a bien une personne qui connaît et est à même de comprendre son bébé, c’est bien la mère ou le père de celui-ci ! Alors, bien sûr, l’instinct occupe une grande place dans la relation que l’on établit, qui s’établit devrais-je même dire, entre nous et nos bébés, et cet instinct, et bien, il est difficile de l’expliquer, le prouve scientifiquement.

L’IAIM forme des instructeurs qui placent les parents comme les experts de leurs bébés pour que les bébés se sentent compris et écoutés pour ce qu’ils disent et ce qu’ils sont. L’instructeur, lui, favorise, accueille et redonne leur pouvoir aux parents!

Je tiens à remercier toutes les belles femmes qui étaient présentes à la formation avec une mention toute spéciale à Françoise Lefebvre qui est une formatrice exceptionnelle, une de ces personnes qui met en pratique ce qu’elle enseigne; un bel exemple à suivre !

J’ai bien l’intention d’ouvrir de tels espaces de partages pour les parents et bébés de un an ou moins et  aux parents et enfants à besoins particuliers (jusqu’à 7 ans) dans les Laurentides. Je pense offrir ces ateliers à l’automne à St-Jérôme, Ste-Adèle et Mont-Tremblant… plus de détails à venir.

 

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Réseau du Centre Peine lune

Une très bonne nouvelle que je suis fière d’annoncer ici sur mon blogue:

Je fais désormais partie du réseau des accompagnantes du Centre Pleine lune.

logo Pleine Lune web RGB

Nous sommes une dizaine de doulas disponibles pour accompagner les futurs parents.

J’ai suivi ma formation avec Isabelle Challut, fondatrice du centre, et j’ai choisi de faire partie du réseau parce que je suis en total accord avec, notamment, la philosophie de Pleine lune, en voici un extrait :

La grossesse et l’accouchement sont des processus naturels. La naissance d’un enfant est un moment très intense pour les parents et il est important qu’ils aient l’information et le soutien pour faire des choix éclairés afin de vivre consciemment ce moment dans la joie et non dans la peur. (…). Nous croyons en l’importance de favoriser la physiologie de l’accouchement et de permettre aux femmes de retrouver la confiance en leur capacité d’accoucher et d’accueillir leur enfant.

Et oui, la joie et la confiance en nos capacités … deux choses que l’on a (un peu) oubliées et qui ne sont absolument pas véhiculées par les médias et les parents eux-mêmes (ou trop rarement). Or, porter un enfant, accoucher et devenir mère, c’est fantastique, magique, EXTRA-ordinaire et en même temps, tellement naturel…

Je vous laisse méditer là-dessus et vous propose d’aller consulter mon profil de doula et, pour ceux qui en ont profité, de parler autour de vous du merveilleux travail que font les accompagnantes à la naissance 😉

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Masser son bébé, ah oui?

On entend de plus en plus parler du massage pour bébé, et c’est tant mieux!

Je me prépare à suivre une formation pour être instructeur en massage pour bébé en juin 2013.. j’ai très hâte !!

Enceinte, j’ai lu le livre de Vimala Mc Clure « Le massage des bébés », la bible du massage pour bébé à mon sens. J’ai tellement aimé ce livre que j’ai suivi un atelier par un instructeur certifié AIMB pour apprendre à masser ma fille. J’ai ainsi pu prendre confiance en mes capacités de masseuse de bébé et, elle, a  pu profiter d’une maman moins stressée à l’idée de ne pas faire quelque chose de « pas correct ». 😉

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Cela étant dit, c’est l’approche de Vimala (et de l’Association Internationale de Massage pour Bébé dont elle est à l’origine) qui m’a touchée.

Parce qu’on peut masser son bébé et…masser son bébé.

Je m’explique:

La philosophie de l’AIMB dépasse la simple méthode, c’est une approche beaucoup plus large qui englobe l’écoute du bébé, la disponibilité du parent, la particularité de chaque situation… L’AIMB pousse les parents à se faire confiance et les conforte dans l’intuition qu’ils peuvent avoir de leur enfant, à savoir: mon bébé préfère être massé à tel ou tel moment, en ce moment, il préfère les massages du dos, etc. Tout en donnant des conseils, cette approche explique que c’est le couple bébé-parent qui, parce qu’il est unique, sait ce qui est le mieux pour lui. Le livre donne donc les mouvements techniques à faire pour masser telle et telle partie du corps du bébé, il donne aussi les techniques de massage en cas de coliques, mais il aborde la relation du toucher dans son ensemble, et, cela me semble tout aussi intéressant et important que l’aspect technique pur et simple.

Différents cas de figure sont également présentés dans cet ouvrage qui met l’emphase, à raison, sur le peau-à-peau: les enfants nés prématurément, les enfants qui ont une maladie, etc.

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Masser son bébé, c’est donner encore plus de chances au lien d’attachement de se sceller dans des conditions idéales, c’est apprendre à se réserver des moments privilégiés avec un deuxième ou troisième enfant quand la vie quotidienne de la famille prend beaucoup de place et laisse peu de temps à des moments à deux avec bébé.

Masser son bébé, c’est aussi avoir un terrain de confiance et la possibilité, quand bébé est devenu grand, de se retrouver autour du massage et de délier les langues, discuter de choses importantes l’air de rien…

Bref, le massage a de nombreux bénéfices pour toute la famille, alors, n’hésitez pas et explorez !

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La doula, gardienne de l’instinct maternel

Dans le cadre de la formation d’accompagnante à la naissance que j’ai suivie l’automne passé, à la suite des cours il est demandé à chacune de présenter un travail de recherche et également de faire un stage (un accompagnement supervisé par Isabelle Challut). Je n’ai pas encore pu faire de stage (étant en fin de grossesse et désormais bien occupée avec ma petite), mais j’avais présenté une synthèse de mes lectures et de tout ce que j’avais appris et compris concernant l’accompagnement et la place des doulas.Aujourd’hui, après avoir vécu mon propre accouchement et avoir vu mon accompagnante à l’œuvre, rien de majeur ne serait à changer, j’en ai simplement encore plus à dire;-)

Ainsi, je vais vous livrer par bribes le fruit cette réflexion- réflexion qui m’a permis de pouvoir mieux me définir lorsque je rencontrerai des couples à accompagner.

Pour moi, l’accompagnante à la naissance, ou doula, est la présence gardienne de l’instinct maternel. Grâce à elle, l’intuition, la confiance en soi de la future/nouvelle maman peuvent occuper la place qui leur revient et ainsi, assurer le meilleur terreau pour que les choses se déroulent pour le mieux.

Je vous livre ici la « préface » de mon travail de recherche, en vous souhaitant une bonne lecture!

 

Dans notre société dénaturée où le mental a toute la place et où le scientifiquement prouvé est gage de sécurité, de crédibilité et d’infaillibilité, peu ou pas de place est donnée à l’intuition, l’instinct, le je le sais, mais je ne sais pas pourquoi, ni comment.

À l’ère des spécialistes en tout et n’importe quoi, l’individu commence par avoir l’impression qu’il ne peut pas tout savoir (ce qui est juste), mais finit par penser qu’il ne sait rien puisqu’il n’a pas étudié tel ou tel sujet (prenons celui de la naissance, au hasard !).

Or, si l’humanité en est aujourd’hui là où elle en est, c’est bien que l’être humain a composé pendant longtemps avec le savoir empirique et en faisant confiance à son intuition.

J’ajouterai même qu’aujourd’hui avec toutes les connaissances que l’on a, notamment sur le rôle des hormones dans notre vie, on devrait justement redonner à la nature (notre chimie, dans le cas des hormones) sa juste place : celle d’un chef d’orchestre qui connaît quand même plutôt très, très bien sa partition.

Non pas que l’instinct soit « réductible » au rôle de nos hormones sur nos comportements, mais pour éviter de verser dans le discours magique, arrêtons-nous-en là pour ce présent travail.

J’ai aimé les nombreuses lectures faites ces derniers mois parce qu’elles m’ont plongée dans l’univers de la naissance physiologique. Je veux dire par là (l’expression naissance physiologique est de Michel Odent) la naissance vécue comme un événement extraordinaire et très ordinaire à la fois, un espace-temps où le mental décroche pour permettre à la nature d’occuper le terrain, son terrain – celui de la vie, pour permettre à l’unique, à l’exceptionnel d’arriver, dans toute son universalité. En effet, aucun accouchement ne se ressemble, mais la naissance a quelque chose d’universel en soi.

Que l’on se penche sur le cocktail d’hormones sécrétées pendant l’accouchement (jusqu’à l’expulsion du placenta) et l’allaitement, ou bien sur les besoins de la femme qui accouche, sur ceux du nouveau-né et du bébé, il apparaît évident que les discours ambiants et les gestes préconisés dans notre société industrialisée vont, pour la plupart, à l’encontre de ces besoins, voire empêchent des processus millénaires d’avoir lieu. Faut-il préciser que ces processus concernent la survie de l’espèce humaine ?

Et alors, c’est là qu’arrive l’accompagnante à la naissance, ou doula, et le rôle important qu’elle a à jouer, selon moi, dans ce paysage des naissances industrialisées, instrumentalisées. Je ne parlerai pas des maisons de naissances où exercent les sages-femmes au Québec, je m’en tiendrai au contexte hospitalier. De même, je suis consciente que certaines naissances (et donc des familles) profitent des avancées technologiques médicales et ne finissent pas en drame, mais je parlerai ici des grossesses dites « normales ».

 

 

 

 

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Rôle de la doula

La quasi totalité des femmes accouche actuellement en milieu hospitalier au Québec (et pas seulement au Québec!), alors, je pense très important de cibler cet environnement bien particulier lorsque je parle du rôle de l’accompagnante. En effet, les femmes qui sont suivies par des sages-femmes et qui accouchent en maison de naissance touchent de plus près, me semble-t-il, au lien étroit que féminité entretient avec maternité et enfantement.

Ainsi, il me semble que le rôle de l’accompagnante à la naissance, c’est d’être:

– gardienne de l’instinct maternel de la parturiente.

– une personne-ressource qui est présente pendant la grossesse et tout le long de l’accouchement.

– un lien de confiance pour la mère et le père (ou tout autre personne présente) dans un environnement qui peut être intimidant (l’hôpital) pendant l’accouchement.

– un pont entre eux, l’intimité et l’extérieur, le personnel de l’hôpital.

– une présence qui, lors des moments plus intenses, rappelle à la mère ses valeurs et le pouvoir qu’elle a.

– une femme qui connaît les parents, leurs valeurs, leurs besoins, leurs envies et leurs préoccupations et qui, sans les juger, va les accompagner sur ce chemin, tout le long, avec respect et douceur.

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Pourquoi suivre une formation pour devenir accompagnante à la naissance?

J’ai toujours eu une attirance pour les femmes enceintes, les nouveaux-nés et tout le mystère qui entoure cette période…très féminine!

Pour moi, française d’origine, des études de sage-femme n’étaient même pas à envisager: il fallait être une bosse en maths et sciences ce qui n’était pas mon cas: j’ai fait des études littéraires avec trois langues étrangères!

En août 2010, lors d’un atelier de quatre jours entre femmes, je rencontre une accompagnante à la naissance québécoise (ou doula). Curieuse, je lui demande des précisions sur ce que c’est qu’une doula et, devant moi s’ouvre la belle et grande porte de l’accompagnement à la naissance!

Ce soir-là, j’entends parler du centre Pleine Lune qui se trouverait dans la région des Laurentides (Québec) où j’habite désormais. Quelques jours plus tard à Val-David, je tombe sur un dépliant de ce centre… et c’est là que tout a commencé pour moi!

Il m’aura fallu attendre un an avant de pouvoir commencer la formation (elle se donnait à l’automne 2011 seulement), mais, ces 12 mois m’ont permis de me rapprocher de ce milieu, de cette profession et de lire et me renseigner sur le sujet tant que j’ai pu! J’ai ainsi découvert Michel Odent lors de sa venue à Montréal, j’ai lu trois de ses ouvrages, je suis devenue une lectrice assidue du blogue du centre Pleine Lune et ai fait la connaissance d’Isabelle Challut, une des co-fondatrices du centre, elle-même qui donne la formation d’accompagnement à la naissance.

Je tombe enceinte pour la première fois en juin 2011, mais mon projet de faire la formation n’est pas remis en question, au contraire, il n’en est que plus renforcé!

En effet, j’ai remarqué que, de plus en plus clairement, beaucoup de femmes et jeunes femmes de mon entourage doutaient de leur capacité à donner naissance ou à allaiter et envisageaient l’accouchement comme un moment de leur vie plus effrayant que révélateur, qu’initiatique… N’ayant jamais accouché moi-même, je n’osais pas leur faire part de mon intuition: nous sommes faites pour ça, nous les femmes (et pour encore bien d’autres choses): donner la vie après l’avoir portée!

Être accompagnante, c’est pour moi la possibilité d’informer les parents que j’épaulerai et aussi de tisser des liens de confiance avec eux afin que, le jour J, cette relation assure à la femme en travail la possibilité de suivre son instinct.