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L’application: Naissance – Les positions qui soulagent

IconeAppPleineluneJe suis heureuse de reprendre la plume pour vous annoncer fièrement la sortie de la première application du Centre Pleine lune: Naissance – Les positions qui soulagent. 

Disponible dès aujourd’hui sur l’AppStore en français, anglais et espagnol, je souhaite que le plus grand nombre possible de futurs parents puissent y avoir accès… pour que leur accouchement leur ressemble et qu’ils le vivent en étant des acteurs et non des spectateurs de ce moment si particulier dans une vie.

Cette application reprend le contenu du DVD « Accouchement, les positions qui soulagent » soit plus de 50 photos prises en salle d’accouchement/ de travail avec un vrai lit et du vrai matériel… la femme est bien enceinte, elle n’est simplement pas vraiment en train d’accoucher! Ce que nous voulions c’est créer un outil facile d’utilisation et accessible afin d’outiller les futurs parents dans leur préparation à l’accouchement – surtout en milieu hospitalier.

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IMG_0168Ainsi, vous pourrez voir comment rester mobile pendant le travail, quelles positions prendre, quoi essayer pour gérer la douleur et faire avancer le travail dans les meilleures conditions. Sur les photos, la maman est soit seule, soit soutenue d’un conjoint, d’une accompagnante (doula) ou encore des deux!

Une partie est également réservée aux poussées lorsqu’il y a épidurale ou contrainte extérieure, pour montrer aux parents quels choix faire pour favoriser la descente de bébé… Bref, une application fort utile qui, j’espère plaira au plus grand nombre !

Allez-y téléchargez-la et parlez-en autour de vous si elle vous plaît ! Pensez aussi à mettre votre appréciation sur l’AppStore, c’est utile !

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Réseau du Centre Peine lune

Une très bonne nouvelle que je suis fière d’annoncer ici sur mon blogue:

Je fais désormais partie du réseau des accompagnantes du Centre Pleine lune.

logo Pleine Lune web RGB

Nous sommes une dizaine de doulas disponibles pour accompagner les futurs parents.

J’ai suivi ma formation avec Isabelle Challut, fondatrice du centre, et j’ai choisi de faire partie du réseau parce que je suis en total accord avec, notamment, la philosophie de Pleine lune, en voici un extrait :

La grossesse et l’accouchement sont des processus naturels. La naissance d’un enfant est un moment très intense pour les parents et il est important qu’ils aient l’information et le soutien pour faire des choix éclairés afin de vivre consciemment ce moment dans la joie et non dans la peur. (…). Nous croyons en l’importance de favoriser la physiologie de l’accouchement et de permettre aux femmes de retrouver la confiance en leur capacité d’accoucher et d’accueillir leur enfant.

Et oui, la joie et la confiance en nos capacités … deux choses que l’on a (un peu) oubliées et qui ne sont absolument pas véhiculées par les médias et les parents eux-mêmes (ou trop rarement). Or, porter un enfant, accoucher et devenir mère, c’est fantastique, magique, EXTRA-ordinaire et en même temps, tellement naturel…

Je vous laisse méditer là-dessus et vous propose d’aller consulter mon profil de doula et, pour ceux qui en ont profité, de parler autour de vous du merveilleux travail que font les accompagnantes à la naissance 😉

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Petit parallèle entre l’enfant et la femme qui accouche

Mercredi passé, lors d’un des mercredis de Pleine lune, j’assistais à une rencontre avec Joël Monzée de l’Institut du développement de l’enfant et de la famille (IDEF). La thématique « Soutenir et accompagner nos enfants au quotidien » avait de quoi m’intéresser…jeune maman, je me pose mille et une questions et suis à l’affût, non pas de recettes toutes faites (quoique, des fois oui!), mais bien d’information, de connaissances pour mieux comprendre et ainsi pouvoir prendre des décisions, guider ma fille et…négocier avec mon conjoint ;-).

BebTOmbeDans les notes que j’ai prises durant cette riche matinée, je retiens que l’enfant a deux besoins fondamentaux qui sont: le besoin d’être en lien et le besoin de se réaliser (c’est-à-dire le besoin de se séparer)…ça pourrait paraître contradictoire, mais, dans la pratique c’est déjà ce que j’observe chez ma fille: elle a besoin de nous pour tout un tas de choses tout en ayant besoin de faire ses propres expériences par elle-même. Et je suis intimement convaincue que si elle doutait de notre disponibilité, de la confiance que l’on a en elle, elle serait moins assurée, plus timide à s’essayer, à tenter de nouvelles choses, de peur de tomber et de n’avoir personne pour la rattraper, la consoler, la rassurer.

Et bien, la femme qui accouche a, me semble-t-il, ces mêmes besoins fondamentaux: elle a besoin de se sentir en lien, de ne pas se sentir seule ni abandonnée afin de pouvoir accoucher par elle-même, selon ce que son instinct, son intuition lui dictent comme position/respiration, sensation, etc. Tout le défi pour l’entourage d’une femme en travail, c’est bien d’être là, confiant, tout en la laissant faire, tout en lui laissant la possibilité d’accoucher. On le dit, j’en ai parlé dans ma recherche, la femme qui accouche a besoin de se sentir en sécurité pour libérer les hormones nécessaires à l’accouchement. Or, pour se sentir en sécurité, rien de tel qu’une personne aimante et qui a confiance en les capacités de la mère à mettre au monde son enfant. Cette personne peut être le conjoint, mais peut aussi être une femme qu’elle connaît et qui la connaît, qui a elle-même accouché et pourra être son piller/ son phare pendant les moments les plus intenses où la confiance peut flancher, la peur peut surgir, etc.

Sculpture de Christian Borsotti

Sculpture de Christian Borsotti

Ainsi, ce lien est nécessaire à la parturiente tout autant que le besoin de celle-ci d’être libre. Libre de ses mouvements, libre de respirer comme elle le sent, de boire/manger, libre de parler, chanter, crier, mugir, vibrer, transpirer, rire, etc. Libre pour réaliser ce que personne d’autre ne peut mieux faire qu’elle dans ce moment de sa vie de femme: celui où elle va devenir la mère du bébé qui arrive. En mettant au monde son bébé, en donnant la vie, la femme qui accouche s’enrichit d’une expérience, d’une compétence que personne ne pourra lui reprendre. Elle continue d’ajouter à son panel déjà riche de savoirs, savoirs-être et savoirs-faire une expérience nouvelle et unique qui ne pourra que la conforter dans son instinct: elle a pu porter et mettre au monde son enfant, elle le connaît mieux que quiconque et a toutes les « compétences » pour prendre soin de lui et l’élever.

Ainsi, assurons à nos enfants une relation saine qui leur permettra de s’envoler confiants qu’on est là pour eux en cas de besoin,de la même façon qu’il est de notre devoir, en tant que société, d’entourer nos futures mamans d’assez de confiance en leur capacité de mettre au monde leur enfant pour qu’elles puissent le faire comme elles le sentent, comme elles savent si bien le faire depuis la nuit des temps.

PS: Joël Monzée offre un atelier d’une journée « Soutenir le développement de nos enfants » qui risque bien d’être fort instructif !

sculpture: http://www.artabus.com/borsotti/accouchement

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La doula, gardienne de l’instinct maternel

Dans le cadre de la formation d’accompagnante à la naissance que j’ai suivie l’automne passé, à la suite des cours il est demandé à chacune de présenter un travail de recherche et également de faire un stage (un accompagnement supervisé par Isabelle Challut). Je n’ai pas encore pu faire de stage (étant en fin de grossesse et désormais bien occupée avec ma petite), mais j’avais présenté une synthèse de mes lectures et de tout ce que j’avais appris et compris concernant l’accompagnement et la place des doulas.Aujourd’hui, après avoir vécu mon propre accouchement et avoir vu mon accompagnante à l’œuvre, rien de majeur ne serait à changer, j’en ai simplement encore plus à dire;-)

Ainsi, je vais vous livrer par bribes le fruit cette réflexion- réflexion qui m’a permis de pouvoir mieux me définir lorsque je rencontrerai des couples à accompagner.

Pour moi, l’accompagnante à la naissance, ou doula, est la présence gardienne de l’instinct maternel. Grâce à elle, l’intuition, la confiance en soi de la future/nouvelle maman peuvent occuper la place qui leur revient et ainsi, assurer le meilleur terreau pour que les choses se déroulent pour le mieux.

Je vous livre ici la « préface » de mon travail de recherche, en vous souhaitant une bonne lecture!

 

Dans notre société dénaturée où le mental a toute la place et où le scientifiquement prouvé est gage de sécurité, de crédibilité et d’infaillibilité, peu ou pas de place est donnée à l’intuition, l’instinct, le je le sais, mais je ne sais pas pourquoi, ni comment.

À l’ère des spécialistes en tout et n’importe quoi, l’individu commence par avoir l’impression qu’il ne peut pas tout savoir (ce qui est juste), mais finit par penser qu’il ne sait rien puisqu’il n’a pas étudié tel ou tel sujet (prenons celui de la naissance, au hasard !).

Or, si l’humanité en est aujourd’hui là où elle en est, c’est bien que l’être humain a composé pendant longtemps avec le savoir empirique et en faisant confiance à son intuition.

J’ajouterai même qu’aujourd’hui avec toutes les connaissances que l’on a, notamment sur le rôle des hormones dans notre vie, on devrait justement redonner à la nature (notre chimie, dans le cas des hormones) sa juste place : celle d’un chef d’orchestre qui connaît quand même plutôt très, très bien sa partition.

Non pas que l’instinct soit « réductible » au rôle de nos hormones sur nos comportements, mais pour éviter de verser dans le discours magique, arrêtons-nous-en là pour ce présent travail.

J’ai aimé les nombreuses lectures faites ces derniers mois parce qu’elles m’ont plongée dans l’univers de la naissance physiologique. Je veux dire par là (l’expression naissance physiologique est de Michel Odent) la naissance vécue comme un événement extraordinaire et très ordinaire à la fois, un espace-temps où le mental décroche pour permettre à la nature d’occuper le terrain, son terrain – celui de la vie, pour permettre à l’unique, à l’exceptionnel d’arriver, dans toute son universalité. En effet, aucun accouchement ne se ressemble, mais la naissance a quelque chose d’universel en soi.

Que l’on se penche sur le cocktail d’hormones sécrétées pendant l’accouchement (jusqu’à l’expulsion du placenta) et l’allaitement, ou bien sur les besoins de la femme qui accouche, sur ceux du nouveau-né et du bébé, il apparaît évident que les discours ambiants et les gestes préconisés dans notre société industrialisée vont, pour la plupart, à l’encontre de ces besoins, voire empêchent des processus millénaires d’avoir lieu. Faut-il préciser que ces processus concernent la survie de l’espèce humaine ?

Et alors, c’est là qu’arrive l’accompagnante à la naissance, ou doula, et le rôle important qu’elle a à jouer, selon moi, dans ce paysage des naissances industrialisées, instrumentalisées. Je ne parlerai pas des maisons de naissances où exercent les sages-femmes au Québec, je m’en tiendrai au contexte hospitalier. De même, je suis consciente que certaines naissances (et donc des familles) profitent des avancées technologiques médicales et ne finissent pas en drame, mais je parlerai ici des grossesses dites « normales ».

 

 

 

 

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Pourquoi suivre une formation pour devenir accompagnante à la naissance?

J’ai toujours eu une attirance pour les femmes enceintes, les nouveaux-nés et tout le mystère qui entoure cette période…très féminine!

Pour moi, française d’origine, des études de sage-femme n’étaient même pas à envisager: il fallait être une bosse en maths et sciences ce qui n’était pas mon cas: j’ai fait des études littéraires avec trois langues étrangères!

En août 2010, lors d’un atelier de quatre jours entre femmes, je rencontre une accompagnante à la naissance québécoise (ou doula). Curieuse, je lui demande des précisions sur ce que c’est qu’une doula et, devant moi s’ouvre la belle et grande porte de l’accompagnement à la naissance!

Ce soir-là, j’entends parler du centre Pleine Lune qui se trouverait dans la région des Laurentides (Québec) où j’habite désormais. Quelques jours plus tard à Val-David, je tombe sur un dépliant de ce centre… et c’est là que tout a commencé pour moi!

Il m’aura fallu attendre un an avant de pouvoir commencer la formation (elle se donnait à l’automne 2011 seulement), mais, ces 12 mois m’ont permis de me rapprocher de ce milieu, de cette profession et de lire et me renseigner sur le sujet tant que j’ai pu! J’ai ainsi découvert Michel Odent lors de sa venue à Montréal, j’ai lu trois de ses ouvrages, je suis devenue une lectrice assidue du blogue du centre Pleine Lune et ai fait la connaissance d’Isabelle Challut, une des co-fondatrices du centre, elle-même qui donne la formation d’accompagnement à la naissance.

Je tombe enceinte pour la première fois en juin 2011, mais mon projet de faire la formation n’est pas remis en question, au contraire, il n’en est que plus renforcé!

En effet, j’ai remarqué que, de plus en plus clairement, beaucoup de femmes et jeunes femmes de mon entourage doutaient de leur capacité à donner naissance ou à allaiter et envisageaient l’accouchement comme un moment de leur vie plus effrayant que révélateur, qu’initiatique… N’ayant jamais accouché moi-même, je n’osais pas leur faire part de mon intuition: nous sommes faites pour ça, nous les femmes (et pour encore bien d’autres choses): donner la vie après l’avoir portée!

Être accompagnante, c’est pour moi la possibilité d’informer les parents que j’épaulerai et aussi de tisser des liens de confiance avec eux afin que, le jour J, cette relation assure à la femme en travail la possibilité de suivre son instinct.