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Non, la césarienne n’est pas un choix au menu !

Dernièrement, j’ai eu une conversation avec plusieurs proches concernant la césarienne.

Contexte: Pour faire vite, comme mon bébé n’a pas tourné (à 34 semaines, ce n’est pas grave, je sais, merci) et que je le mentionnais sur mon Facebook personnel/ à des proches, les deux réactions majoritaires que j’ai reçues m’ont un peu exaspérée… Voici pourquoi:

– Première réaction: « Ce n’est pas grave, certains tournent à la dernière minute, t’inquiète ». Oui, mais ET SI mon bébé ne tournait pas pour une bonne raison et qu’attendre sans rien faire nous faisait prendre le risque de devoir vivre une césarienne? (oui, c’est risqué). Ce serait quand même dommage de se dire, après-coup, si j’avais su….

– Deuxième réaction: « Tu sais, la césarienne, je suis passée (ou ma voisine, ou ma femme,etc.) par là et mon enfant est en bonne santé. C’est pas grave. » Oui, mais, je souhaite le meilleur départ pour mon bébé dans la vie et la césarienne n’est pas exactement ce que je lui souhaite (ni à moi comme nouvelle maman) comme départ.

J’ai largement préféré les réactions (parfois en message privé) constructives qui me donnaient des outils, des trucs pour inciter/ favoriser le retournement du bébé. Ca, ça m’apporte quelque chose parce que, oui, plus on attend, plus c’est difficile pour bébé de tourner.

Maintenant que la mise en contexte est faite, j’aimerais juste terminer pour expliquer le titre de ce petit texte:

Non, la césarienne n’est pas une option. Oui, ça arrive, tant mieux que l’on ait ce savoir-faire pour les cas d’urgence, mais, non, ce n’est pas une option.

Quand vous prenez l’avion (Montréal-New York disons), est-ce que vous vous dites, « Au pire, j’arriverai par le toboggan d’urgence, pas grave, je serai à New York pareil. » ? Non, bien sûr ! Même si on sait qu’un accident/ une urgence peut arriver, on n’envisage pas comme une option l’atterrissage d’urgence, voire l’évacuation d’urgence à l’issue de notre voyage. Avec tous les risques que représentent ce genre de situations. Et bien, un accouchement c’est pareil.

Heureusement qu’il existe des solutions de secours, mais, elles restent circonscrites à un contexte bien précis- ce qui devrait être la même chose avec la césarienne.

Loin de moi l’intention de vouloir culpabiliser les mères qui ont eu une césarienne, c’est leur histoire. Mais, ce n’est pas l’histoire de l’humanité, ce n’est pas à banaliser pour que celles qui ont eu une césarienne ne se sentent pas différentes. Oui, ce qu’elles ont vécu est différent. Ce n’est pas mieux ni moins bien, c’est autre chose, c’est une intervention chirurgicale. Elles n’en seront pas de « mauvaises mères » pour autant ou quoique ce soit d’autre de moins… elles n’ont pas non plus à se justifier. Mais, la césarienne n’est pas un choix.

Voilà, sur ce, je vous laisse!

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Rôle de la doula

La quasi totalité des femmes accouche actuellement en milieu hospitalier au Québec (et pas seulement au Québec!), alors, je pense très important de cibler cet environnement bien particulier lorsque je parle du rôle de l’accompagnante. En effet, les femmes qui sont suivies par des sages-femmes et qui accouchent en maison de naissance touchent de plus près, me semble-t-il, au lien étroit que féminité entretient avec maternité et enfantement.

Ainsi, il me semble que le rôle de l’accompagnante à la naissance, c’est d’être:

– gardienne de l’instinct maternel de la parturiente.

– une personne-ressource qui est présente pendant la grossesse et tout le long de l’accouchement.

– un lien de confiance pour la mère et le père (ou tout autre personne présente) dans un environnement qui peut être intimidant (l’hôpital) pendant l’accouchement.

– un pont entre eux, l’intimité et l’extérieur, le personnel de l’hôpital.

– une présence qui, lors des moments plus intenses, rappelle à la mère ses valeurs et le pouvoir qu’elle a.

– une femme qui connaît les parents, leurs valeurs, leurs besoins, leurs envies et leurs préoccupations et qui, sans les juger, va les accompagner sur ce chemin, tout le long, avec respect et douceur.

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Pourquoi suivre une formation pour devenir accompagnante à la naissance?

J’ai toujours eu une attirance pour les femmes enceintes, les nouveaux-nés et tout le mystère qui entoure cette période…très féminine!

Pour moi, française d’origine, des études de sage-femme n’étaient même pas à envisager: il fallait être une bosse en maths et sciences ce qui n’était pas mon cas: j’ai fait des études littéraires avec trois langues étrangères!

En août 2010, lors d’un atelier de quatre jours entre femmes, je rencontre une accompagnante à la naissance québécoise (ou doula). Curieuse, je lui demande des précisions sur ce que c’est qu’une doula et, devant moi s’ouvre la belle et grande porte de l’accompagnement à la naissance!

Ce soir-là, j’entends parler du centre Pleine Lune qui se trouverait dans la région des Laurentides (Québec) où j’habite désormais. Quelques jours plus tard à Val-David, je tombe sur un dépliant de ce centre… et c’est là que tout a commencé pour moi!

Il m’aura fallu attendre un an avant de pouvoir commencer la formation (elle se donnait à l’automne 2011 seulement), mais, ces 12 mois m’ont permis de me rapprocher de ce milieu, de cette profession et de lire et me renseigner sur le sujet tant que j’ai pu! J’ai ainsi découvert Michel Odent lors de sa venue à Montréal, j’ai lu trois de ses ouvrages, je suis devenue une lectrice assidue du blogue du centre Pleine Lune et ai fait la connaissance d’Isabelle Challut, une des co-fondatrices du centre, elle-même qui donne la formation d’accompagnement à la naissance.

Je tombe enceinte pour la première fois en juin 2011, mais mon projet de faire la formation n’est pas remis en question, au contraire, il n’en est que plus renforcé!

En effet, j’ai remarqué que, de plus en plus clairement, beaucoup de femmes et jeunes femmes de mon entourage doutaient de leur capacité à donner naissance ou à allaiter et envisageaient l’accouchement comme un moment de leur vie plus effrayant que révélateur, qu’initiatique… N’ayant jamais accouché moi-même, je n’osais pas leur faire part de mon intuition: nous sommes faites pour ça, nous les femmes (et pour encore bien d’autres choses): donner la vie après l’avoir portée!

Être accompagnante, c’est pour moi la possibilité d’informer les parents que j’épaulerai et aussi de tisser des liens de confiance avec eux afin que, le jour J, cette relation assure à la femme en travail la possibilité de suivre son instinct.