1

L’application: Naissance – Les positions qui soulagent

IconeAppPleineluneJe suis heureuse de reprendre la plume pour vous annoncer fièrement la sortie de la première application du Centre Pleine lune: Naissance – Les positions qui soulagent. 

Disponible dès aujourd’hui sur l’AppStore en français, anglais et espagnol, je souhaite que le plus grand nombre possible de futurs parents puissent y avoir accès… pour que leur accouchement leur ressemble et qu’ils le vivent en étant des acteurs et non des spectateurs de ce moment si particulier dans une vie.

Cette application reprend le contenu du DVD « Accouchement, les positions qui soulagent » soit plus de 50 photos prises en salle d’accouchement/ de travail avec un vrai lit et du vrai matériel… la femme est bien enceinte, elle n’est simplement pas vraiment en train d’accoucher! Ce que nous voulions c’est créer un outil facile d’utilisation et accessible afin d’outiller les futurs parents dans leur préparation à l’accouchement – surtout en milieu hospitalier.

IMG_0164
IMG_0168Ainsi, vous pourrez voir comment rester mobile pendant le travail, quelles positions prendre, quoi essayer pour gérer la douleur et faire avancer le travail dans les meilleures conditions. Sur les photos, la maman est soit seule, soit soutenue d’un conjoint, d’une accompagnante (doula) ou encore des deux!

Une partie est également réservée aux poussées lorsqu’il y a épidurale ou contrainte extérieure, pour montrer aux parents quels choix faire pour favoriser la descente de bébé… Bref, une application fort utile qui, j’espère plaira au plus grand nombre !

Allez-y téléchargez-la et parlez-en autour de vous si elle vous plaît ! Pensez aussi à mettre votre appréciation sur l’AppStore, c’est utile !

3

Comment je suis passée de la méfiance à la confiance en mon corps.

De lecture en discussion, de rencontre en découverte, force est de constater que l’on ne nous fait pas confiance et que nous ne nous faisons pas (assez) confiance.  J’aimerais rester dans les sphères de l’accouchement et du maternage, celles qui occupent mon quotidien depuis presque 3 ans maintenant, et sûrement encore pour longtemps 😉 Je vais même, dans ce billet, n’aborder presque que la question de l’accouchement… je me relis et c’est déjà bien assez long comme ça 😉

La maternité m’a amenée à avoir une vision beaucoup plus intérieure, plus physique, plus dans le senti des choses, des événements, de la vie en général.

Porter la vie, mettre au monde un enfant, alimenter mon bébé de mon lait, tout ceci m’a amenée dans un territoire parfaitement inconnu (ou presque) jusque-là pour moi : mon corps. Et je dirais même plus : mon corps dans toute sa perfection, dans toute sa splendeur ! Parce que, oui, mon corps est devenu mon meilleur ami, mon meilleur allié.

Pour être passée pas 9 années de boulimie, je pensais connaître mon corps, d’ailleurs, je le connaissais tellement bien que je m’en méfiais, il n’était (et ne serait jamais) comme je le voulais, comme je le fantasmais ; mais bon, il fallait bien que je fasse avec. Je m’étais, en quelque sorte, résolue à, au moins, le respecter, à arrêter de lui faire du mal (et donc de ME faire du mal). Mais, de là à le considérer, à l’admirer, fallait pas exagérer !

Puis, je suis tombée enceinte, une belle grossesse, non sans quelques passages inquiétants (des gros saignements en début de grossesse et une fin de grossesse avec un bébé en siège, j’en parle ici), mais, j’ai aimé ça porter la vie en moi.

L’accouchement a été un tournant décisif dans ma vie : c’est ce jour-là que j’ai dû « capituler », « enterrer la hache de guerre », l’allaitement n’est venu, par la suite,  que confirmer ceci : mon corps est mon meilleur ami, il sait faire tellement de choses magnifiques et qui marchent que Moi (Aurélie, la fille intelligente  à l’ego démesuré, qui a fait des études, a le sens de l’humour, réfléchit, explique, rationnalise, analyse, etc.) ne sait absolument pas faire !! Et oui, s’il avait fallut que j’accouche avec toutes mes connaissances apprises (et je suis accompagnante à la naissance) et bien, ça aurait été un fiasco, le plus bel échec de ma vie sûrement. Heureusement, mon corps a été assez fort, a su s’affirmer et se frayer le chemin en Moi pour faire son travail et le faire tellement bien que je n’en reviens encore tout simplement pas 23 mois plus tard ! D’ailleurs, pendant mon « travail », le moment où mon mental a repris le dessus, j’ai arrêté de dilater… C’est simple j’vous dis, ça aurait été un fiasco cet accouchement si j’avais laissé ma tête contrôler.

Je pense que je partais quand même avec un bon point (pour cela, merci maman !) : je n’avais pas peur d’accoucher. J’avais vu, comme vous sûrement, des scènes de films (d’horreur) où la femme qui accouche a quasiment l’air de frôler la mort, la fièvre, elle sue à grosses gouttes et hurle… Mais, au fond de moi, revenaient toujours les paroles de ma mère concernant ses 3 accouchements (naturels, je suis d’ailleurs née en postérieur avec 2 tours de cordons) : « Mais, ça ne fait pas mal d’accoucher, ce n’est pas vrai. D’ailleurs, disait-elle souvent, à mon époque on parlait du mal joli en parlant des douleurs de l’accouchement ».

Donc, je n’appréhendais pas cette douleur de l’accouchement comme d’autres, ça, j’ai conscience que ça m’a aidée ! Mais quand même, mon mental hyperactif en a pris un coup ce jour-là, il n’a pu que constater (rétrospectivement, bien sûr) qu’il n’avait pas sa place dans une salle d’accouchement !

J’aurais pu refuser de laisser faire mon corps, vous me direz, oui, j’aurais pu. Mais, lorsque LA contration est arrivée (vous savez, celle dont on vous dit « tu verras, tu sauras quand ce sera le moment !!), j’ai paniqué.

J’ai bondi hors de mon lit, je me suis retrouvée dans ma chambre, hébétée, perdue, me demandant ce qui m’arrivait, ce que je devais faire, etc. et Oh mon Dieu que j’avais mal !!! Mais là, vu que je ne savais pas quoi faire, je me suis dit « ma vieille, tu ne sais pas quoi faire parce qu’il n’y a qu’à laisser faire ; ton corps connaît son travail, toi, le tien c’est de le laisser le faire. » Un peu comme s’il y avait Aurélie et, à côté, son corps… bon, et bien, je ne vous raconterai pas mon accouchement, mais, vraiment, je peux vous assurer que toutes mes cellules ont fait leur travail avec merveille, et sans que j’intervienne !!

Comme je le disais plus haut, l’allaitement est venu confirmer ce que je commençais à penser : mon corps est savant, il m’enrichit de toutes ses ressources que moi, avec mon cerveau intelligent, je n’ai pas ! Imaginez-vous que j’ai nourri mon bébé pendant 6 mois, 6 mois pendant lesquels ma fille n’a eu besoin d’aucune autre forme de nourriture, non mais, c’est MA-LA-DE :  mon corps a fait ça, je n’en reviens encore toujours pas ! Et je vous passe tous les autres bienfaits de l’allaitement, ce billet serait bien trop long.

Bref, les filles, votre corps est une merveille, comme vous il n’est pas parfait, mais, si on a bien un allié, c’est bien lui. Alors, redonnons-lui la place qu’il mérite, chouchoutons-le, écoutons-le et, surtout, quand on accouche : laissons-le faire !

 

PS: j’ai bien conscience que nous vivons toutes nos accouchements très différemment, tout comme notre relation à notre corps est propre à chacune.. je suis curieuse de vous lire à ce sujet !

10

Grossesse, accouchement, allaitement: avons-nous vraiment le choix?

Je me risque à aborder un sujet qui dérange, qui enflamme les conversations, un sujet qui touche à l’intime, à notre relation à notre corps, qui fait appel aux émotions, bref, à un sujet passionnant !

Pour ceux et celles qui ne l’ont pas encore lu, je vous invite à aller consulter ce billet de blogue « Ah, tu le portes encore dans ton ventre?« . C’est sa lecture qui m’incite à retrouver le chemin de mon blogue, délaissé depuis de (trop) longs mois.

In uteroTout comme l’allaitement a été pendant des millénaires la condition sine qua non pour nourrir son bébé, voire même son petit enfant, le porter dans notre utérus, à nous les femmes, est aujourd’hui encore, l’unique solution pour avoir un bébé. La même chose avec l’accouchement vaginal, la césarienne est très jeune dans l’histoire de l’humanité (mais, je ne souhaite pas parler de césarienne ici, j’en ai déjà parlé dans un précédent billet).

Aujourd’hui, j’entends très souvent dire « j’ai choisi de ne pas allaiter. » Parce que, oui, c’est vrai qu’aujourd’hui on a le choix d’allaiter ou non notre nouveau-né. Maintenant, si on demandait au bébé son avis, ou tout simplement si on désire offrir le meilleur à son bébé, l’option à choisir est, sans équivoque possible, l’allaitement maternel (je ne parle pas des cas où une maladie peut être transmise au bébé – VIH, par exemple ou encore des situations où la mère prend des médicaments non compatibles avec l’allaitement). L’allaitement est la suite logique de la grossesse et de l’accouchement, d’un point de vue physiologique/hormonal, le bébé humain est fait pour téter le lait de son espèce et le lait maternel est la meilleure alimentation qui existe pour nos bébés. Bon. Allaiter est donc bénéfique pour le bébé, mais aussi pour la mère. J’apprenais d’ailleurs dernièrement que l’allaitement protège de l’obésité (à la ménopause) la mère qui a allaité…. pas mal vendeur ça je trouve, peut-être même plus que « L’allaitement, c’est glamour. » Passons.

Qu’en est-il de la grossesse ? Aujourd’hui, quand je sonde mon entourage et les personnes croisées au hasard, toutes ou presque, me disent, « un utérus artificiel? bin voyons? »
Mais, c’est qu’on en est encore à la phase de recherche; donc, personne n’a commencé à vouloir nous vendre l’idée, à nous les femmes, que porter bébé ou non est un choix possible désormais (et, évidemment, que c’est pareil pour le foetus, franchement évidemment!). Lorsqu’il est sorti, j’ai acheté (et pas encore terminé) le livre « Le désenfantement du monde; utérus artificiel et effacement du corps maternel », de Sylvie Martin, desenfantementMondeparce que ce sujet me touche très très profondément… oui, aujourd’hui avec les fécondations in vitro et les naissances de grands prématurés, il ne reste « que » quelques mois durant lesquels un foetus est encore obligatoirement dans un utérus maternel. Je suis tellement triste que l’on réduise la participation des femmes dans le processus de la grossesse à leur utérus. Porter un enfant, pour celles qui ont vécu une grossesse, et bien plus qu’avoir un utérus qui « marche ». Tout ce que vit la mère lorsqu’elle porte son enfant est vécu, partagé, transmis au foetus par l’intermédiaire des hormones, des paroles, et de tout ce qui fait ce qu’est la vie !

Je suis heureuse que les FIV existent pour les couples qui désirent avoir un enfant et ne peuvent pas en avoir naturellement et je suis heureuse pour les grands prématurés qu’ils puissent vivre (quand ils s’en sortent sans de trop multiples handicaps). Là n’est pas la question.
Ce que je questionne est notre société de consommation, celle qui nous fait croire que tout est possible et que ce qu’elle nous propose va nous rendre heureux, encore plus heureux, encore plus plus heureux.

Je sais que certaines femmes ont détesté porter leur bébé, ont détesté l’idée même d’allaiter ou ont essayé et finalement opté pour les préparations commerciales. Je ne veux pas me les mettre à dos. Une chose dont je suis intimement persuadée et que notre histoire à chacune, notre vécu et la relation que nous avons à notre féminité et notre corps a un impact direct sur nos réactions face à la grossesse, l’accouchement et l’allaitement. Travailler sur ces blessures, ces deuils, etc. est un cadeau à nous offrir et à offrir à nos bébés, à nos enfants.

Je veux juste exprimer mon désarroi: on nous vend du rêve, de la perfection, on nous offre « le meilleur pour nos enfants à bas prix » (vêtements, activités d’éveil, conseils, jouets, formations, etc.), mais tout ce que la nature a prévu, peaufiné pendant des milliers d’années, choisi avec amour et logique pour que notre espèce puisse évoluer… tout ceci est complètement mis au placard, nié ou copié soit-disant en mieux. C’est là que l’on passe à côté du, bien souvent, meilleur choix pour nous et nos enfants sur le long terme.

2

Masser son bébé, plus qu’une technique

Je reviens de 4 jours passés à Montréal, au centre La Source en Soi, où j’ai participé à une formation pour devenir instructrice certifiée en massage pour bébé de l’IAIM (International Association of Infant Massage). Mon processus de formation est en cours et mon stage pratique début sous peu, à Ste-Agathe.

Ce cours vidéo explique rapidement les bienfaits du massage pour les bébés.

Même si j’avais suivi le cours en tant que maman, cette formation m’a nourrie, m’a ouvert les yeux et m’a outillée. Ces outils, ces prises de conscience, elles ont d’abord touché la mère en moi avant l’instructrice. Comme j’en avais parlé plus tôt dans un billet,  l’IAIM ne forme pas seulement à une technique de massage, mais bien à accueillir la dyade  parent-bébé, à favoriser l’établissement d’un lien d’attachement fort et unique entre eux et de montrer au parent combien il est compétent et la meilleure personne au monde pour prendre soin de son petit.

Dans notre monde où l’on sait tout sur tout (mais où personne ne sait plus rien s’il n’a pas fait une formation, un doctorat, etc. sur n’importe quel sujet qui soit, et qui va se tourner vers les experts), s’il y a bien une personne qui connaît et est à même de comprendre son bébé, c’est bien la mère ou le père de celui-ci ! Alors, bien sûr, l’instinct occupe une grande place dans la relation que l’on établit, qui s’établit devrais-je même dire, entre nous et nos bébés, et cet instinct, et bien, il est difficile de l’expliquer, le prouve scientifiquement.

L’IAIM forme des instructeurs qui placent les parents comme les experts de leurs bébés pour que les bébés se sentent compris et écoutés pour ce qu’ils disent et ce qu’ils sont. L’instructeur, lui, favorise, accueille et redonne leur pouvoir aux parents!

Je tiens à remercier toutes les belles femmes qui étaient présentes à la formation avec une mention toute spéciale à Françoise Lefebvre qui est une formatrice exceptionnelle, une de ces personnes qui met en pratique ce qu’elle enseigne; un bel exemple à suivre !

J’ai bien l’intention d’ouvrir de tels espaces de partages pour les parents et bébés de un an ou moins et  aux parents et enfants à besoins particuliers (jusqu’à 7 ans) dans les Laurentides. Je pense offrir ces ateliers à l’automne à St-Jérôme, Ste-Adèle et Mont-Tremblant… plus de détails à venir.

 

0

Réseau du Centre Peine lune

Une très bonne nouvelle que je suis fière d’annoncer ici sur mon blogue:

Je fais désormais partie du réseau des accompagnantes du Centre Pleine lune.

logo Pleine Lune web RGB

Nous sommes une dizaine de doulas disponibles pour accompagner les futurs parents.

J’ai suivi ma formation avec Isabelle Challut, fondatrice du centre, et j’ai choisi de faire partie du réseau parce que je suis en total accord avec, notamment, la philosophie de Pleine lune, en voici un extrait :

La grossesse et l’accouchement sont des processus naturels. La naissance d’un enfant est un moment très intense pour les parents et il est important qu’ils aient l’information et le soutien pour faire des choix éclairés afin de vivre consciemment ce moment dans la joie et non dans la peur. (…). Nous croyons en l’importance de favoriser la physiologie de l’accouchement et de permettre aux femmes de retrouver la confiance en leur capacité d’accoucher et d’accueillir leur enfant.

Et oui, la joie et la confiance en nos capacités … deux choses que l’on a (un peu) oubliées et qui ne sont absolument pas véhiculées par les médias et les parents eux-mêmes (ou trop rarement). Or, porter un enfant, accoucher et devenir mère, c’est fantastique, magique, EXTRA-ordinaire et en même temps, tellement naturel…

Je vous laisse méditer là-dessus et vous propose d’aller consulter mon profil de doula et, pour ceux qui en ont profité, de parler autour de vous du merveilleux travail que font les accompagnantes à la naissance 😉

3

Masser son bébé, ah oui?

On entend de plus en plus parler du massage pour bébé, et c’est tant mieux!

Je me prépare à suivre une formation pour être instructeur en massage pour bébé en juin 2013.. j’ai très hâte !!

Enceinte, j’ai lu le livre de Vimala Mc Clure « Le massage des bébés », la bible du massage pour bébé à mon sens. J’ai tellement aimé ce livre que j’ai suivi un atelier par un instructeur certifié AIMB pour apprendre à masser ma fille. J’ai ainsi pu prendre confiance en mes capacités de masseuse de bébé et, elle, a  pu profiter d’une maman moins stressée à l’idée de ne pas faire quelque chose de « pas correct ». 😉

Massage2
Cela étant dit, c’est l’approche de Vimala (et de l’Association Internationale de Massage pour Bébé dont elle est à l’origine) qui m’a touchée.

Parce qu’on peut masser son bébé et…masser son bébé.

Je m’explique:

La philosophie de l’AIMB dépasse la simple méthode, c’est une approche beaucoup plus large qui englobe l’écoute du bébé, la disponibilité du parent, la particularité de chaque situation… L’AIMB pousse les parents à se faire confiance et les conforte dans l’intuition qu’ils peuvent avoir de leur enfant, à savoir: mon bébé préfère être massé à tel ou tel moment, en ce moment, il préfère les massages du dos, etc. Tout en donnant des conseils, cette approche explique que c’est le couple bébé-parent qui, parce qu’il est unique, sait ce qui est le mieux pour lui. Le livre donne donc les mouvements techniques à faire pour masser telle et telle partie du corps du bébé, il donne aussi les techniques de massage en cas de coliques, mais il aborde la relation du toucher dans son ensemble, et, cela me semble tout aussi intéressant et important que l’aspect technique pur et simple.

Différents cas de figure sont également présentés dans cet ouvrage qui met l’emphase, à raison, sur le peau-à-peau: les enfants nés prématurément, les enfants qui ont une maladie, etc.

massage1

Masser son bébé, c’est donner encore plus de chances au lien d’attachement de se sceller dans des conditions idéales, c’est apprendre à se réserver des moments privilégiés avec un deuxième ou troisième enfant quand la vie quotidienne de la famille prend beaucoup de place et laisse peu de temps à des moments à deux avec bébé.

Masser son bébé, c’est aussi avoir un terrain de confiance et la possibilité, quand bébé est devenu grand, de se retrouver autour du massage et de délier les langues, discuter de choses importantes l’air de rien…

Bref, le massage a de nombreux bénéfices pour toute la famille, alors, n’hésitez pas et explorez !

0

Petit parallèle entre l’enfant et la femme qui accouche

Mercredi passé, lors d’un des mercredis de Pleine lune, j’assistais à une rencontre avec Joël Monzée de l’Institut du développement de l’enfant et de la famille (IDEF). La thématique « Soutenir et accompagner nos enfants au quotidien » avait de quoi m’intéresser…jeune maman, je me pose mille et une questions et suis à l’affût, non pas de recettes toutes faites (quoique, des fois oui!), mais bien d’information, de connaissances pour mieux comprendre et ainsi pouvoir prendre des décisions, guider ma fille et…négocier avec mon conjoint ;-).

BebTOmbeDans les notes que j’ai prises durant cette riche matinée, je retiens que l’enfant a deux besoins fondamentaux qui sont: le besoin d’être en lien et le besoin de se réaliser (c’est-à-dire le besoin de se séparer)…ça pourrait paraître contradictoire, mais, dans la pratique c’est déjà ce que j’observe chez ma fille: elle a besoin de nous pour tout un tas de choses tout en ayant besoin de faire ses propres expériences par elle-même. Et je suis intimement convaincue que si elle doutait de notre disponibilité, de la confiance que l’on a en elle, elle serait moins assurée, plus timide à s’essayer, à tenter de nouvelles choses, de peur de tomber et de n’avoir personne pour la rattraper, la consoler, la rassurer.

Et bien, la femme qui accouche a, me semble-t-il, ces mêmes besoins fondamentaux: elle a besoin de se sentir en lien, de ne pas se sentir seule ni abandonnée afin de pouvoir accoucher par elle-même, selon ce que son instinct, son intuition lui dictent comme position/respiration, sensation, etc. Tout le défi pour l’entourage d’une femme en travail, c’est bien d’être là, confiant, tout en la laissant faire, tout en lui laissant la possibilité d’accoucher. On le dit, j’en ai parlé dans ma recherche, la femme qui accouche a besoin de se sentir en sécurité pour libérer les hormones nécessaires à l’accouchement. Or, pour se sentir en sécurité, rien de tel qu’une personne aimante et qui a confiance en les capacités de la mère à mettre au monde son enfant. Cette personne peut être le conjoint, mais peut aussi être une femme qu’elle connaît et qui la connaît, qui a elle-même accouché et pourra être son piller/ son phare pendant les moments les plus intenses où la confiance peut flancher, la peur peut surgir, etc.

Sculpture de Christian Borsotti

Sculpture de Christian Borsotti

Ainsi, ce lien est nécessaire à la parturiente tout autant que le besoin de celle-ci d’être libre. Libre de ses mouvements, libre de respirer comme elle le sent, de boire/manger, libre de parler, chanter, crier, mugir, vibrer, transpirer, rire, etc. Libre pour réaliser ce que personne d’autre ne peut mieux faire qu’elle dans ce moment de sa vie de femme: celui où elle va devenir la mère du bébé qui arrive. En mettant au monde son bébé, en donnant la vie, la femme qui accouche s’enrichit d’une expérience, d’une compétence que personne ne pourra lui reprendre. Elle continue d’ajouter à son panel déjà riche de savoirs, savoirs-être et savoirs-faire une expérience nouvelle et unique qui ne pourra que la conforter dans son instinct: elle a pu porter et mettre au monde son enfant, elle le connaît mieux que quiconque et a toutes les « compétences » pour prendre soin de lui et l’élever.

Ainsi, assurons à nos enfants une relation saine qui leur permettra de s’envoler confiants qu’on est là pour eux en cas de besoin,de la même façon qu’il est de notre devoir, en tant que société, d’entourer nos futures mamans d’assez de confiance en leur capacité de mettre au monde leur enfant pour qu’elles puissent le faire comme elles le sentent, comme elles savent si bien le faire depuis la nuit des temps.

PS: Joël Monzée offre un atelier d’une journée « Soutenir le développement de nos enfants » qui risque bien d’être fort instructif !

sculpture: http://www.artabus.com/borsotti/accouchement